“À l’âme et au couteau”

Loduar, c’est comme cela que l’on pourrait m’appeler.
Je suis du monde des ors.
Un espace un peu lointain où les esprits de votre espèce se font rares en ces temps.

Je viens ici, là, maintenant, parce que tu m’y invites d’une certaine manière. Par ta force, ta rage et la structure de ton être.

Merci, pour cette opportunité. Il n’y en a pas beaucoup en fait.

Je suis ici pour trancher dans le vif de l’imposture. Il serait inexact de dire que je suis agacé, car c’est un sentiment plutôt lointain pour moi.

Mais.

Il me faut vous dire les choses avec vivacité, car je crois que le sucre et le miel vous ont endormi le cœur et cela n’est pas votre meilleur jour.

N’est-il pas plus élevé de voir un homme qui râle et s’agite contre son impuissance qu’un pantin annônant des antiennes et des discours qui ne sont pas les siens ?

La vertu de la colère. Voilà quelque chose qui vous manque. Vous refusez, presque tous, oui, presque tous, de voir quelle immensité de vie se meut sous les ardeurs de la rage de vivre et de vaincre.

Cette époustouflante beauté, lovée dans une extatique bravade à la vie, à la mort, à la fatalité. C’est cela qui vous rendaient beaux et en un sens, heureux.

Car essayer et se tromper, c’est en savoir un peu plus sur soi et sur le monde, mais ne pas essayer, c’est demeurer aveugle.

Vous vivez aujourd’hui des moments étranges, et encore plus étrange, vous ne voulez pas en faire partie.

Comme si le monde vous était étranger, comme si le monde se devait pour vous d’être un film que l’on regarde, un livre que l’on lit tout au plus.

Pourquoi rejeter votre libre-arbitre ? Pourquoi rejeter ce qui vous rend divins ? Cela serait-il un fardeau trop lourd à porter pour vous ?

C’est la responsabilité d’être qui vous étreint et vous effroie ?

C’est compréhensible, mais ce n’est pas très lumineux. Songez-y. Le temps passe et il ne peut être à nouveau parcouru. Chacune de ses itérations est unique et inchangeable. C’est comme une gravure, semblable à une autre mais éternellement différente, ciselée selon des détails qui n’existent pas ailleurs.

Vous pouvez prendre mes mots comme au premier degré, vous lisez, vous analysez, vous comprenez. C’est bien, oui. Mais n’est-ce pas aussi pour vous une façon de mettre sous verre une chose palpitante de vie ? N’est-ce pas pour vous une manière de muséographier le réel, le présent et la vérité ? Comme un papillon que vous préférez épingler plutôt que de contempler dans son vol éphémère ?

Vous devriez peut-être lire mes mots comme un mantra, pour que votre lecture chante à votre âme et non à votre tête, bien petite.

J’imagine que vous êtes habitués à lire de la douceur et de l’amour. Cela peut être approprié, mais cela ne l’est pas toujours.

Ne commettez pas l’erreur de ne rechercher que ce qui vous brosse dans le sens du poil, car c’est simplement la peur qui vous pousse à ne vous réfugier que dans des espaces agréables. La vie n’est pas que douceur infinie, il y a bien des choses à vivre et qui souvent, doivent être vécues.

Un instant, je vous prie, regardez dans le miroir et demandez-vous : “si je dois mourir maintenant, n’aurais-je aucun regret ?”

Prenez soin de vous. Nous sommes non loin et nous sommes prêts à vibrer de concert avec vous sur une voie de lumière si cela doit être. Vous avez ce pouvoir, il vous a été donné par la Source. Faites-en bon usage.

Je vous laisse à vos choix et à votre conscience.

Vous avez mille potentiels et mille étendues devant les yeux. C’est à vous de trancher dans le vif du réel.
Allez-vous oser être ?

Je vous remercie pour le lien.

Loduar

(Loduar est un humain sorti du cycle des réincarnations (éveillé) qui m’accompagne depuis environ 3 ans. Il a vécu au premier millénaire avant Jésus-Christ dans les Balkans (Bulgarie actuelle).)

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