Énergies de Yule

Le solstice d’hiver est passé depuis deux jours et nous voilà dans cette période particulière de l’année, les fêtes de Yule.

Si beaucoup pensent surtout au solstice il est plus intéressant à mon sens de considérer Yule comme une période d’une dizaine de jours environ, débutant au solstice d’hiver et s’achevant avec la nouvelle année du calendrier julien.

Comme toutes les fêtes païennes, ces périodes ont des caractéristiques énergétiques typiques, plus marquées que les autres jours de l’année (à quelques exceptions près).

Lorsque je prends le temps de considérer mon propre état ainsi que les êtres spirituels ambiants qui vibrent à l’unisson des humains et de la Nature, je constate deux thématiques connexes : la famille et la féminité.

L’une n’allant pas sans l’autre bien évidemment.

Tout d’abord la famille. Les liens du sang ont tendance à se rappeler à nous en cette période, non pas de manière intellectuelle ou symbolique mais d’un point de vue profond, charnel, génétique.

C’est une période où nous devrions mettre de côté nos divergences d’opinion, qu’elles fussent politiques ou religieuses, afin de célébrer les liens du sang, au-delà des individualités.

Période de retrouvailles donc, de partage et de bienveillance.

Le maître-mot est le foyer, lié au feu et nous rappelant par sa protection et ses remparts au monde extérieur un utérus, une matrice.

Pour les parents, c’est une période propice à la présence, libre des impératifs professionnels si possible.

Un moment bienveillant qui pourra se concrétiser par des dons et des cadeaux, les uns aux autres, les uns aux animaux, aux plantes, à la Terre, les autres aux esprits, aux ancêtres et aux dieux, ou à Dieu.

L’acte du don est d’ailleurs très puissant. Et je dirais qu’il est assez bienvenu de l’expérimenter régulièrement, en toute sincérité.

La féminité ensuite. Pourvoyeuse de tendresse, d’amour inconditionnel si possible et censément rassurante par ce qui la relie à la Vie.

La femme, la mère, sera donc centrale et devrait être choyée. C’est aussi l’énergie qui domine la période sombre, avec ses mystères, ses secrets.

J’ai pour ma part une certaine reliance naturelle à Belisama, la déesse gauloise du foyer et du feu. Non seulement l’esprit féminin associé me parle particulièrement en cette période de l’année tournée vers la famille et la maisonnée mais le mot Belisama me plaît beaucoup.

J’ai aussi remarqué que Yule est une période où il est assez facile de connecter nos ancêtres et certaines autres dimensions (c’est un peu moins évident qu’à la Samhain cependant).

Aussi une très forte reliance à la Nature et notamment aux végétaux. Comme si le calme de l’hiver, la dormance végétative, permettait une lecture plus profonde et plus essentielle, au contraire de l’exubérance du printemps ou de la langueur de l’été.

Quelque chose de contemplatif.

Et enfin, un rapport privilégié aux enfants. Bien que n’en ayant pas moi-même, je sens que cette ambiance en lien avec la famille invite à consacrer du temps aux enfants, à prendre le temps d’être avec eux et de se rappeler qu’ils sont un maillon de la chaîne qui nous survivra dans cette dimension.

J’ai d’ailleurs à ce propos, parfois, une certaine amertume de constater que les familles d’aujourd’hui, notamment en occident, ne parviennent que rarement à trouver l’énergie et la reliance pour communier ensemble.

Si cet article peut en inspirer certains à profiter de cette période pour se recentrer sur leur famille et (re)découvrir toute la valeur qu’elle représente en elle-même, j’en serais heureux.

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