Magie blanche & magie noire

Voici un sujet très discuté et pour lequel je n’ai presque jamais rencontré de personnes partageant mon avis.

Et puisque le but de ce blog est de présenter avec authenticité mon parcours sensible, je vais ici donner ma perception du sujet de la magie blanche et de la magie noire.

Tout d’abord, qu’est-ce que la magie ? Comme je le disais dans cet article, la magie est la connaissance des harmonies naturelles que l’on manipule pour produire un effet.

Elle nécessite donc deux choses : une connaissance et une intention.

Cette connaissance, si elle n’est pas scientifiquement prouvable dans bien des cas, n’est pas à dissocier de la science en tant que principe de compréhension du monde.

Simplement, l’approche dite magique, qui se réfère à des outils tels que l’intuition, l’alchimie ou encore la transe, s’autorise à ne pas se cantonner à la méthode scientifique officiellement admise et pratiquée. Elle aborde des idées et des concepts plus vastes, incluant des notions spirituelles et religieuses et extrapolant parfois des champs d’études scientifiques encore lacunaires.

Cette connaissance est neutre, elle n’a pas de polarité, elle éclaire la réalité ou elle n’est point.

On peut aussi parler de conscience et j’en profite pour rappeler qu’il ne faut pas confondre ces deux termes avec le savoir, ni l’un avec l’autre d’ailleurs.

Il y a une différence entre “Je sais qu’il y a un problème”, “J’ai conscience du problème” et “Je connais le problème”.

Le savoir est mental, la conscience est transcendantale, la connaissance est totale. Le savoir s’apprend, la conscience se reçoit et la connaissance s’incarne.

C’est cette dernière qui m’intéresse ici. Et c’est par ailleurs la seule qui permette à une personne de véritablement enseigner quelque chose.

Ainsi donc, magie blanche et magie noire sont d’abord connaissance mais qu’est-ce qui pourrait différencier les deux ?

L’intention.

Lorsqu’il s’agit de rechercher un profit (individuellement ou collectivement, peu importe) au détriment de l’harmonie d’une autre chose (une personne, un groupe, un idéal, la Nature, la Terre, etc), il s’agit de magie noire.

Au contraire, si notre intention véritable est une recherche d’harmonie au-delà de nous-mêmes, il s’agit de magie blanche.

Et plus l’intention est consciente, plus la responsabilité est grande.

Cela signifie-t-il que certaines personnes pratiquent la magie noire sans le savoir ? Oui cela arrive, lorsque l’intention prend racine dans l’inconnu.

Par exemple, un chagrin d’amour peut amener une personne à réaliser des rituels (plus ou moins élaborés, parfois à peine aboutis) donc l’objectif est de contrôler l’autre, peu importe la violence qui lui sera infligée, et ce, sans s’en rendre vraiment compte, sans en avoir véritablement conscience.

L’intention qui prend sa source de l’inconnu est presque toujours liée au domaine de l’émotionnel.

Il y a cependant une chose importante à comprendre sur le sujet de la magie blanche et de l’harmonie.

En effet, notre monde matériel, sous la forme que nous lui connaissons est fait d’harmonies et de disharmonies, d’ordre et de chaos.

La recherche univoque d’harmonie tend inéluctablement vers la lumière et la désincarnation.

Ce n’est pas un problème en soi, mais il est important de prendre conscience de cela et de ses implications.

Par ailleurs, il est possible d’exercer une action disharmonieuse avec une intention harmonieuse. Comme il est parfois nécessaire de briser les os d’une personne pour lui permettre de mieux guérir. Là aussi, c’est l’intention authentique qui importe.

Enfin, il est crucial de considérer que notre vie matérielle requiert de nous des actions disharmonieuses (sinon nous ne nous incarnerions même pas).

Qu’en est-il des gens qui sont conscients que leur rôle à jouer est de pratiquer la magie noire ?

Est-il possible de pratiquer la magie noire en connaissance de cause ? C’est-à-dire avec la conscience que cela produira une disharmonie quelque part et pour un profit assumé (qui sera de toute façon temporaire et trouvera sa contrepartie d’une manière ou d’une autre) ?

C’est tout à fait possible et les personnes adoptant cette posture sont loin d’être rares parmi les initiés aux arts magiques.

Cela peut être un choix ou bien c’est simplement que certains d’entre nous doivent expérimenter cela.

Quoiqu’il en soit, si vous qui lisez ces lignes souhaitez pratiquer une magie blanche, ce n’est pas en condamnant ces personnes que vous y parviendrez, mais en augmentant votre connaissance du monde, en incarnant vous-mêmes ce que vous voulez voir être et le cas échéant, face à un magicien noir, lui laisser la porte ouverte à une éventuelle reconversion à des tâches plus lumineuses !

Et bien entendu, sans s’attacher au fait de parvenir à le “ramener vers la lumière”, car c’est là l’une des intentions égotiques de contrôle les plus répandues ! Et qui pourrait d’ailleurs bien entraver un processus harmonieux que nous ignorons.

Par ailleurs, leur meilleur moyen de ne pas avoir à souffrir sur soi de l’exercice de la magie noire n’est pas de chercher à tout prix à s’en protéger (car ce serait lui donner du pouvoir) mais d’apprendre à rester sur son axe véritable avec le cœur le plus ouvert possible.

Si vous voulez désarmer le diable : tendez-lui la main.

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