Magie onirique

Les rêves sont une des portes les plus naturelles pour accéder à des réalités dépassant le cadre normal de notre vie quotidienne.

Il existe ainsi plusieurs formes de rêves, plusieurs strates, ayant chacune leur particularité et que nous pouvons atteindre plus ou moins profondément par la puissance de notre conscience.

Je fais l’impasse ici sur tous les moyens disponibles pour me concentrer sur celui du rêve, le phénomène onirique. Lorsque nous passons d’un état d’éveil à celui de sommeil, il se produit différentes choses.

Notre niveau de conscience courant, correspondant à une forme d’alerte plus ou moins prononcée, se relâche et autorise notre esprit à faire sa tambouille, entre auto-réparation et inspiration : c’est l’état sophro-liminal précédent l’endormissement.

Durant notre sommeil, cet état s’approfondit et oscille entre sommeil profond et sommeil paradoxal. Classiquement, nous ne nous souvenons pas de notre sommeil profond et nous ne nous souvenons que partiellement de notre sommeil paradoxal, que nous appelons rêves et qui souvent nous échappe.

Cependant, lorsque nous sommes suffisamment attentifs et concentrés (aussi lorsque nous avons une inclination naturelle pour ce faire), nous pouvons observer que notre sommeil recèle bien d’autres mystères qui amènent à redéfinir le sens du mot “rêve”.

À titre personnel, j’ai expérimenté 4 niveaux de conscience par les rêves (il y en a 7 mais je ne les pas personnellement tous expérimentés à travers les rêves).

– Le rêve “psychanalytique” d’auto-réparation du moi, frustré, blessé, émerveillé, etc. C’est le niveau le plus communément vécu, qui peut parfois être lucide : on prend conscience que l’on rêve et l’on peut parfois même contrôler son rêve.

– Un demi-niveau de transition entre le rêve psychanalytique et la décorporation (voyage astral) : je le surnomme “le bûcher des vanités” car c’est un espace de renoncement où l’on confronte son inconscient et où l’on apprend à dépasser ses attachements terrestres, au moins temporairement. Sans ça, pas de décorporation, la conscience reste dans le corps.

– Une fois hors du corps physique, un niveau que j’appelle “la salle d’attente” : des milliers d’esprits en attente de passer au niveau supérieur ou au niveau inférieur. On peut se voir, se percevoir, mais je n’y ai jamais observé d’interactions entre les esprits. Cet espace semble servir à maîtriser les passages aux niveaux suivants et précédents, de manière ordonnée.

– Un niveau de haute conscience, où l’on peut rencontrer des esprits d’autres humains (incarnés ou non dans la même dimension que nous). C’est un espace de rencontres et d’apprentissage. On y croise des gens de toutes nationalités. On peut y rencontrer des esprits qui nous enseignent des choses, soit des informations sur notre vie, notre destin, notre âme, soit des compétences. Beaucoup parlent ici d’esprits éveillés, de maîtres ascensionnés. C’est partiellement vrai. La vibration peut y être haute ou basse, nous sommes encore dans la dualité et le jeu de l’égo. Il peut y avoir des désaccords entre esprits, voire des conflits. On peut se relier à des êtres et des archétypes de toutes sortes, y compris démoniaques. La communication se fait par télépathie et par les chakras (notamment l’enseignement qui passe par le chakra du cœur). On y trouve aussi ce que l’on surnomme parfois les Archives Akashiques. Contrairement à certaines idées reçues, ces archives ne renferment pas toutes les connaissances de l’Univers mais toutes les connaissances en lien avec les âmes, le libre arbitre et les destinées. Y accéder demande de passer certains filtres. Tout ceci est évidemment contrôlé. C’est le dernier niveau où l’on peut exercer de la magie noire. C’est un niveau très en lien avec notre expérience terrestre incarnée.

– Un niveau de créativité, vibratoirement bien plus élevé, où le temps et l’espace existent mais ne sont pas des contraintes. Nous nous y retrouvons sous forme d’âmes et d’esprits différenciés mais il s’y déroule de nombreux travaux collectifs. C’est notamment un espace où l’on crée la vie à un niveau très subtil (par la pensée). J’ai déjà pu y vivre la conception de planètes avec plusieurs autres esprits. C’est de cette manière que la Terre a été créée à des niveaux supra-matériels. Ce niveau est le premier niveau où certaines âmes ne peuvent pas aller. Cela provient de leur nature. Je n’en dirai pas plus ici. C’est aussi un niveau où nous pouvons perdre pied et devenir fous si l’on n’est pas suffisamment ancrés, c’est-à-dire si on manque de discernement et de sens des réalités.

Bien que je n’ai pas expérimenté les niveaux suivants par le rêve, je m’y suis rendu par d’autres moyens, un peu moins profonds. Le 5ème niveau est le premier où nous expérimentons le principe d’Unité, c’est-à-dire la conscience véritable que toute chose est liée à toute chose. Nous sommes ici aux frontières de l’égo. C’est un niveau de pure connaissance, sans intention.

Le 6ème niveau est le premier où l’espace-temps n’existe plus. On y expérimente l’Unité jusque dans l’instantanéité. La connaissance y est à la fois acquise et non acquise, tout y est simultanément.

J’ai plus particulièrement expérimenté le 7ème niveau. Il s’agit du dernier espace d’incarnation possible. Là où l’égo tend à disparaître et rejoindre la Source. C’est un espace où il n’y a aucun besoin d’aucune sorte et d’où jaillit le Souffle créateur. Bien que ce soit un espace très puissant de guérison, nous ne pouvons y projeter toute notre conscience sans finir par mourir. À ce propos, il y a fort à parier que les personnes qui meurent de combustion spontanée aient projeté plus ou moins volontairement leur esprit jusqu’à ce niveau et soient retournées à la Source.

Si vous souhaitez commencer à pratiquer la magie onirique (pour rappel, la magie est la connaissance des harmonies naturelles que l’on manipule pour produire un effet), la première chose à faire est de prendre conscience, au moment où nous rêvons, que nous sommes en train de rêver.

Ensuite, il faut apprendre à maîtriser ses rêves, les arrêter, les modifier, les inverser, etc. Après cela, il est possible d’émettre la volonté consciente de se décorporer. Là apparaît “le bûcher des vanités” où nous devons apprendre à dépasser nos attachements terrestres. Ensuite vient la décorporation qui peut être vécue comme une aspiration. Cette étape est délicate car c’est là que la peur peut apparaître et annuler le processus. Passé cela, les choses sont plus simples mais nous avons moins de contrôle sur ce qui se joue, car nous ne sommes plus uniquement face à nous-mêmes. Ce qui n’empêche pas d’apprendre tout un tas de choses, en savoir plus sur notre incarnation, le passé, le présent et le futur, rencontrer des gens, soigner des blessures de toutes sortes, apprendre des rituels et des chants magiques, des mots de pouvoir, discuter avec la Nature, être témoin de milliers de choses.

Pour aider à conformer son esprit à ces exercices, il est assez efficace de s’endormir chaque soir avec l’intention qui y correspond. Il faut souvent être patient, les résultats ne sont pas toujours immédiats.

En ce qui concerne les êtres pouvant nous accompagner dans cet apprentissage, Odin et Heimdall sont tout indiqués, de même que l’esprit de l’araignée et de la corneille.

Pour ce qui est de l’état d’esprit propice : l’hyper-vigilance, la confiance et la maîtrise de soi sont importantes.

Enfin, notre mémoire est parfois partielle quant aux rêves, et il se peut que vous ne vous souveniez que de certains éléments ou certains niveaux, mais à ma connaissance, il est nécessaire de passer les niveaux dans l’ordre que j’ai indiqué, il ne semble pas y avoir de porte dérobée.

Une dernière chose, sur notre plan terrestre et en-dehors du sommeil, il est possible de se relier à ces niveaux de manière partielle (la conscience les effleure mais ne s’y projette pas totalement). C’est ce que j’ai expérimenté des niveaux 5, 6 et 7 (par la méditation en l’occurrence). Cela affecte évidemment notre vie incarnée mais ne la compromet pas. Tout comme le domaine du rêve, pour l’immense majorité des gens, est un espace où l’on se rend mais où l’on ne reste pas.

Car n’oublions pas que nous sommes sur Terre pour une bonne raison.

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